Première séduction envers les femmes...

Pour répondre à « Nath », peut être qu'un jour j'essayerai, advienne que pourra comme je le dis si souvent...

Alors dans ma lancé, je vous raconte la première fois que j'essaye de draguer une demoiselle : bonne lecture

Pendant que je sortais avec Younes, l'association que je dirigeais avait organisé une soirée en boite, en fait c'était un bar musical exactement, mais vraiment sympa.

Pour ne pas y aller seul, et surtout parce que je n'avais pas le choix (Président oblige), j'embarque avec moi Momo, et pour le convaincre je lui dis « Momo t'inquiète je suis Président entrée et conso offertes ! » et il accepta.

Il passe me chercher vers 21h, le temps d'arriver nous avions bien 30 mn de route : jean, basket chemise, je me coiffe, et je me fais beau...et oui parce que ce soir, je suis hétéro devant la foule !

Parfumé comme un prof (pas d'ambiguïté, je sais que pas mal de prof ne sentent pas très bon, mais beaucoup de mes profs étaient bien parfumés :p), je me présente devant l'entrée avec Momo : « Bonsoir messieurs, c'est pour ? » et là comme un boss (lol) je réponds « Bonsoir je suis président de l'association qui organise la soirée » et oui direct ça calme (pfff et dire qu'il a fallu dire ça pour rentrer...).

La porte grande ouverte, biensur on paye rien on a même un ticket gratuit pour une conso : Momo est aux anges, y a de la femme partout « Saber wallah t'assures grave ! c'est le paradis des hommes ici ! » et moi dans ma tête ( « mais oui c'est cela... » ).

J'ai un bon déhanché (arrête de rire toi derrière ton écran je te vois !) donc facile pour inviter une demoiselle danser avec moi, ça marche souvent à ce qu'on dit.

Le DJ nous met un bon son, un peu zouk latino, aïe aïe, aïe, je vois Momo « oh Saber tu fais quoi ??? tu vas finir par te branler ce soir si tu bouges pas ton cul ! » monsieur avait déjà serré une charmante blonde (c'est son style), après 30mn dans la boîte...

Quant à moi j'étais pas assis, je suis resté debout à observer, observer quoi...mais les bogoss pardi !! :p

Et oui y en avait pas mal, mais tous hétéros de toute façon (tout comme je l'étais...), et puis il y avait les membres de l'assoce qui me connaissait '' Saber le tombeur '' (pfff tu parles ! il tombe tout seul pas plus !), donc impossible de toucher aux mecs.

Le rythme de la musique s'accélère de plus en plus, et le DJ met une goutte de tempo oriental : et je craque ! Madame, messieurs : Saber entre sur la piste attention !!!

Direct les membres de mon assoce, me connaisant aimer faire le show, forment un cercle et me laisse danser au centre, c'est du coup tout le restant de la boîte qui nous observe, et qui m'observe par la même occasion.

Enthousiaste je pouvais décevoir personne, je sors mon pas de break danse après la danse du ventre (lol), et justement le DJ (qui a été top) me met du Michael Jackson !!

Pas moyen : Break ! et Break et rebreak danse !

Mais au bout de 15mn à fond je fatigue, je vais me prendre à boire « Momo, envoie le ticket stp j'ai soif » il me répond « jte l'ai niqué !!! »... « enfoiré Momo !!! »

Je vais me payer un coup à boire, coca fraise (je bois pas d'alcool), pas si mauvais que ça : tellement sucré que j'ai de nouveaux les yeux ouverts comme un hibou. Je repars sur la piste et là qu'est ce qui me prend ? J'ai envie de danser avec une demoiselle...

C'est du latino, corps à corps...j'hésite mais merde j'y vais j'ai envie de m'amuser.

J'ai l'impression de m'être fait remarqué t'aleur, donc j'y vais cash tout seul : et voici qu'une charmante brune arrive le sourire aux lèvres.

« wawww Saber une meuf s'intéresse à toi !!! attends jme retourne non c'est bien moi y a personne derrière, deux autres meufs c'est tout...et si elle était gay ? (lol) »

Elle bouge ses hanches se balance et commence à se frotter à moi, je joue le jeu et devine je lui demande même son prénom « Marion » me dit-elle « joli prénom », et toit c'est comment « Saber » et aussitôt « et bien très joli aussi », « Merci je réponds ».

Après m'avoir dit d'où elle était, elle s'approche et me donne la main je la prends pas, je m'avance juste je colle mes jambes aux siennes, je tente quoi ! Elle se rapproche aussi, mais un peu trop, du coup je la prends par la main, j'ai comme peur, je veux la faire tourner sur elle-même et l'éloigner un peu de mon corps... et paf je lui lache la main d'un coup. Comme foudroyé, je reste immobile « ça va Saber t'as quoi ? » inquiétée elle me demanda « rien rien suis juste fatigué désolé ».

Et je l'ai laissée... en réalité à cet instant, l'image de Younes est apparue, et j'ai laissé tombé...

Voilà depuis j'ai essayé d'autres choses, la suite lors d'un nouvel article :p

# Posté le lundi 19 novembre 2007 13:10

L'amour

Mes questions, mes réponses, je les pose dans ce poême...


L'amour

Comme un levé de soleil, un éclair foudroyant
C'est quand les yeux sont fermés que les rayons nous les caressent
Comme cette main qui touche l'être aimé frissonnant
C'est quand le c½ur est ouvert, que la foudre nous le transperce

Ces moments de tendresse, ces moments de tristesse
Toujours espérant des jours meilleurs
Ces instants de bonheur, ces instants de malheur
Toujours face à des nuits pleines de promesses

Est-ce cela l'amour ? Est-ce cela aimer ?
Seul, finalement perdu dans un désert affamé
Il n'y a d'espoir pour un homme rêveur, désireux et ambitieux
Que dans la sagesse d'attendre son être merveilleux

Attends cet être qui saura te protéger
Attends cet être qui saura t'aimer
Attends cet être qui saura te comprendre
Attends cet être qui saura t'attendre

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 06:23

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 09:18

L'hommosexualisation : concept ou réalité ?

Je pose une nouvelle question (« décidemment ce Saber il se pose trop de questions » oui je sais bien, c'est comme ça que j'avance ^^).

Je vais vous expliquer comment je conçois, personnellement, et au travers de mon vécu, un jeune homme peut, avec un milieu spécial, un environnement adapté, devenir homosexuel.

Mon expérience ne peut me laisser indifférent, je ne crois pas à l'homosexualité innée, je pense qu'on le devient, qu'importe l'âge (il y a bien des hommes et femmes divorcés qui finissent leur vie avec une personne du même sexe), la religion ...je ne crois pas non plus à l'homosexualité en tant que fatalité, non pas que je la perçoive comme une maladie, mais plutôt parce que se remettre en question est bon, lorsque l'on pense faire une erreur.

Autrement dit, à tous ceux qui vivent mal leur homosexualité, qui ne sont jamais sortis avec le sexe opposé, qui pensent être condamnés à le rester parce que « c'est comme ça, c'est pas ma faute » : jeune souvent avec des femmes (ou des hommes), on finit par chercher ce qui nous est étranger, mais la réciproque, c'est aussi chercher ce que l'on a jamais connu jusqu'à présent.

Voilà mon histoire, comment je l'interprète, comment je l'ai lu, et comment je vous la décris :

Né dans une famille de 3 frères et 1 s½ur, mes parents, et ma mère surtout, ont toujours souhaité comblé ce déséquilibre, parce que c'est mieux quant on a plusieurs filles pour aider au ménage, parce que c'est mieux quant on a plusieurs filles pour accompagner la mère, parce que c'est mieux quant on a plusieurs filles pour...culturellement, c'est ainsi chez nous, le cordon ombilical entre une fille et sa mère ne se coupe jamais, jusqu'à ce que la mort les sépare.

C'est ce cordon, qui une fois tissée entre un jeune garçon et sa mère qu'il devient difficile de casser, qui peut être fait défaut...

A l'âge où je commençais à avoir la raison, environ vers 6/7ans, déjà je me souvenais être très proche de ma mère : Saber au marché, Saber qui restait avec sa maman en week end, Saber qui apprenait à épiler les sourcils de sa mère, Saber qui apprenait à faire la vaisselle parce que Amina, la grande s½ur studieuse était moins disponible, entre cours et contrôle, c'était la fierté de la famille, elle avait eu son bac tôt, du premier coup et avec mention , fallait pas l'embêter pour faire la vaisselle ou autre tâche ménagère, et les deux autres grands frères pris par leurs potes entre 2 matchs de foot, c'est Saber qui se retrouvait avec la mama.

Et justement, j'en étais et je reste fier d'avoir fait tout ça, parce que je rendais et je rends service, c'était pour moi, une manière de la rendre heureuse, en tout cas moins malheureusement, et je savais déjà vers mes 10ans, qu'elle aurait voulu avoir 2 filles...

Comment faire à cet âge ? « oh chui un mec moi lache moi un peu » : ah non c'était pas mon discours... « y a de la vaisselle à faire maman ? » c'était pas celui-ci non plus.

J'étais plus du style à rentrer des cours du collège entre 12 et 15 ans et me mettre à aider, j'allais dire presque naturellement, c'était normal pour moi : après tout, qui aiderait ma mère si je l'aide pas moi ?
Au-delà des amours manquées du collège (cf articles d'avant lol) et du lycée, je me disais que c'était pas grave, de toute façon, ça comptait pas trop pour moi, fallait faire plaisir à ma mère, elle le mérite et puis c'est tout.

Mais voilà que parfois, on me parle, et on arrive même à me confondre avec une fille...oh du calme toi derrière ton écran te marre pas ! j'en ai bien deux entre les jambes !!!

Non c'est pas de ça dont il s'agit, c'est que parfois on me disait « Saber, bla bla bla » il arrivait que l'accord d'un adjectif se fasse au féminin, comme si le prénom l'était ...

Mon cerveau n'était pas choqué d'entendre ça, mon analyse qui reste ce qu'elle est comprenait bien qu'il fallait une meuf de plus dans cette baraque...bof ça me dérangeait pas.

C'est juste qu'entre 15 et 20 ans, le Saber reste le même : ménage, proximité avec sa mère, mais pas beaucoup avec son père. Bah oui le padre avait assez de bras pour l'aider dans son travail à la maison, en plus y avait pas grand-chose à faire. En revanche, préparer la bouffe pour toute une famille, et tous les jours, ça c'est du travail, c'est pas un CDI, c'est du temps consacré à vie : là encore, le milieu culturel en est en grande partie responsable, quand on connaît les femmes occidentales qui réchauffent du William Saurin toute l'année pour leurs gosses... (encore qu'au Quatar ou dans les milieux riches orientaux, la femme ne fait pas grand-chose non plus...)

Quand on connaît bien les femmes, en réalité je n'avais pas beaucoup à découvrir d'elles, mis à part le sexe ok...mais en écoutant parler ma mère, j'avais l'impression de tout savoir d'elles : leurs désirs, leurs défauts, leurs qualités, leurs ambitions, leurs tempéraments, leurs...les femmes quoi !

Par contre niveau pote j'étais pas au top, j'en avais quelques un tout de même, mais c'était pas des amis : on jouait de temps à autre au foot (si si j'y jouais, même que je m'amusais à faire le tir d'Olive et Tom !) mais pas plus...j'avais donc tout à découvrir des hommes.

Enfin tout...relativisons. Je savais bien que physiquement parlant on a tous la même (mais celles des rebeux est circoncise et y a pas photo elles sont plus belles comme ça désolé les mecs :p), mais c'est surtout au niveau relations sociales des hommes que j'avais à apprendre.

J'ai donc appris, enfin j'ai essayé : sauf que toi quand ton hobby c'est davantage de blaguer avec ta mère ou l'aider c'est chaud de partager quelque chose de commun avec un pote masculin. D'où un rapprochement envers les femmes.

La réponse à ce problème (si on doit l'appeler ainsi) était inconsciente : il me fallait me rapprocher des hommes d'une autre manière.

Je pouvais pas trop parler avec eux de sexe avec les femmes, j'étais HS, pareil pour la ligue des champions, ou pour le dernier match de boxe anglaise du village : bah oui qu'est ce que je m'en fouttais moi !

A l'âge de 18 ans, j'ai enfin trouvé un point commun avec les hommes, du moins avec certains d'entre eux : le sexe avec les mecs.

Je pensais pas, à cette époque, partager en commun des sentiments, c'est venu après, on y pense pas vraiment sur le coup en réalité.

Cet âge là fait référence à ma première fois en sexe (cf article correspondant :p).

Pour la première fois dans ma vie, j'avais trouvé quelqu'un qui lui aussi, faisait la vaisselle, n'aimait pas trop le foot ou la boxe, avait pas mal d'amiEs, peu de potes, et aimait plus que tout sa mère...(je veux pas dire que les hétéros n'aiment pas leur mère, pas de confusion, encore une fois, je parle de mon expérience, ma vie, ça n'engage que moi)

Alors quel bonheur d'être soi-même, sauf que ce n'est d'un début, cette même personne est gay, et oui, bien au départ ça me gênait « Saber t'es con de parler à un pd...pffffff » mais au fur et à mesure, après tous ces échanges de sms, je me reconnaissais de plus en plus en cette personne, trop de similitudes, mon « moi » était bien, j'étais celui que je suis, naturel.

Voilà le résumé du processus que j'ai appelé « homosexualisation » : ça n'est en rien péjoratif, je suis très bien comme je suis, et je suis fier d'être au coté de ma mère, jusqu'à son dernier sourire.

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:34

Homosexuel : c'est aimé quoi chez l'homme au fait ?

Homosexuel : c'est aimé quoi au fait ?

J'aime toujours autant me poser des questions vous remarquerez 

Mais c'est vrai quoi, finalement un homosexuel face à un hétérosexuel : la différence elle est où ?

Pour répondre à tout ça, je vais vous illustrer certains moments de ma vie où je me suis intéressé aux hommes... ce qui veut dire que j'aime d'autres choses... bonne lecture


Il paraît qu'un mec qui matte un autre mec chez les hétéros, c'est souvent pour « mettre à l'amande », prendre le dessus, qui baissera la tête le premier ? qui triomphera entre les 2 regards perçants ? il paraît même que celui qui perd est un « pd » ...

Trêve de plaisanterie, l'une des toutes premières fois où j'ai dévisagé un homme, c'était au collège en 5ème.

Un blond qui s'appelle Anthony (les filles étaient folles de lui si si) : yeux vert, très beau regard, beau corps monsieur faisait du tennis, très jolie sourire...bref la totale quoi !

A cette période de l'année il sortait avec une brune charmante, je me souviens ils se furaient l'un contre l'autre pendant la récréation et à la sortie du collège. En 5ème j'y faisais donc pas trop attention, de toute façon je comprenais pas grand-chose au couple et au sexe...

Par contre en 3ème , il est dans ma classe : et ouais là ça change tout, en plus on se parlait vite fait mais on a pris le temps de se connaître au fur et à mesure, il était plutôt sympa sérieux, il était beau mais il faisait pas le beau, la grande class quoi !

Et du coup bah on avait sport ensemble, je me souviens les premières fois dans les vestiaires on se changeait je calculais pas : soit j'étais déjà en survet, sinon je l'enfilais vite fait, et puis en septembre jusqu'au printemps mieux vaut resté couvert.

En revanche au printemps, on se met à l'aise, en short, t-shirt, donc dans le vestiaire on met plus de temps, y a plus de monde, parfois on prend même des douches...ah !!!! on y est !

C'était un vendredi après-midi, on avait volley (jkiff ce sport !). Il faisait très beau dehors, c'était en mai. Le matin j'étais en jean je crois, mais j'avais mon short plié en 4 dans mon sac (le short MOROCCO !!!! rigole pas toa !).

14h on se ramène tous au vestiaire pour se changer ou juste délirer qu'importe : c'est le vestiaire des mecs ! Anthony était très beau pour changer, en plus il avait mis un short blanc en dessous c'était caleçon noir, et hop un regard par là, tiens tiens il est beau son short (va savoir si c'était que son short que j'appréciais...). Aller on se dirige vers le terrain et on est l'un contre l'autre lol, mais ça nous faisait délirer, pour commencer le match on était tous les deux au service (on aimait ça tous les 2) et puis on se retrouve au filet tous les deux aussi...au moment où il saute pour contrer mon smatche, son t-shirt se soulève et je jette un ½il là-dessous ça m'intriguait...et forcement je vois des poils et en dessous ses abdos, mais on voyait pas tout. Du coup comme un âne j'avais raté mon smatche ! merde ! je garde les yeux concentrés sur le jeu à présent, jusqu'au vestiaire...

Finalement mon équipe gagne le match hé hé, ça me permet de le chambrer pendant le retour au vestaire « bah t'es pourri Antho casse toi en plus tu pues la transpiration ! t'as transpiré pour rien !!! » Enfin pour rien par tout à fait, comme on avait ramassé filets et ballons, on était presque les derniers, il a dit « tiens jprends une douche, pas toi ?? » waww je me suis senti tout rouge je crois sur le coup « non non pas maintenant je vais juste me changer » « ok mais tu vas puer le phoque mon pote ! »

Il enlève ses baskets, son short, son t-shirt et reste en caleçon : quel spectacle !

Pectoraux tracés, abdo bien visibles, épaules bien présentes, un fessier bien musclé, des cuisses de taille...le beaugoss quoi !

Tout ça je le regardais, je l'enviais pas vraiment parce que moi aussi j'ai tout ça (et ouais t'as cru quoi ???!!! bogoss moi aussi :p)...sérieusement, il était canon : je pense qu'un homme doit apprécier la beauté, féminine ou masculine.

J'appréciais donc, mais j'étais pas au bout du spectacle, en rentrant à la douche de dos il enlève son caleçon et je le vois nu : aïe aïe aïe je bloquais tout. C'était le 1er homme que je voyais nu comme ça à 100%, en tout cas homme étranger à mon entourage, et quel homme putain !! comme c'était de l'inconnu, j'admirais...

Et puis tant qu'à faire, il ferme pas la porte donc je le vois prendre sa douche d'autant que « Saber, attends moi on bouge ensemble je fais vite » ... « ouais tkt pas Antho mais bouge ton cul » et con comme il est, il se baisse et bouge en s'approchant de la porte son fessier, et ça me fait marrer du coup !!!

Et con jusqu'au bout, il passe sa main sur son sexe avec son gel douche et fait semblant de gémir...et puis il bandait même à un moment ce dégueulasse ! mais ça me faisait toujours autant rire !! Je crois qu'à cette période de ma vie, je désirais pas encore l'homme sexuellement, je découvrais visuellement. D'ailleurs ça me faisait pas d'effet alors que c'est vraiment une bête de bogoss...

Il se sèche et passe la serviette autour de la taille et sors : « ça va j'ai fait vite hein ? » « ouais heureusement que t'as pas fini ta branlette... » « enfoiré tu mattais !! pédé !!! »

Oula....quoi ? pardon ?? pédé ??? mais pourquoi ????

En fait c'était du délire pour lui, parce que la semaine d'après il a dit la même chose à Moustapha qui avait pris sa douche avec lui, donc j'ai eu raison de pas le prendre au sérieux.

La serviette autour de la taille mine de rien, je matais la bosse de devant, je crois qu'il bandait encore c'était donc intriguant pour moi « tiens et si la sienne était petite ça lui ferait un défaut lol » me disais-je en riant dans ma tête.

Bah j'ai eu la confirmation que non directement après, il enlève sa serviette pour se sécher et n'avait pas mis de caleçon, il était pas à porté de main.

Bon ne t'exite pas derrière ton écran toi, sur le moment à cette période j'en bavais pas : ouais elle était belle, pas autant que la mienne (lol) parce que non circoncise mais pour un zboub de gawri ça va... oui j'en bavais pas parce que ça me disait rien, à l'époque je pensais encore goutter aux femmes en premier...

Avec mon recul, aujourd'hui j'aurai pris ma douche avec lui, parce que je m'en fous, parce que j'ai plus rien à découvrir du corps de l'homme, ça mettrait pas mal à l'aise, je matterais pas son sexe sans arrêt, ses fesses, son torse et le reste, non non, je m'arrêterais à son visage et puis ses yeux.

Encore une fois selon moi : l'homme doit apprécier la beauté qui l'entoure, quelle soit féminine ou masculine...

# Posté le samedi 15 décembre 2007 15:11

Quand l'hétérosexualité s'envole, et le bonheur avec...

En ce moment j'essaye comme je peux de me reconvertir en hétéro, je ne suis pas forcément bien...

Pourquoi me diriez-vous ?

Là sur le moment je ne saurai pas vous répondre, mais il y a certainement trop de raisons pour vous en citer une seule et unique.

Quoiqu'il en soit, c'est dans ce contexte que je vais partager avec vous une nouvelle expérience vécue et je vous souhaite à tous une très bonne année 2008, pleine de bonheur, d'amour, de réussite et la santé.

Cette belle fille musulmane...

je l'ai toujours en tête
peut être plus dans le c½ur
mais elle reste la femme parfaite
et c'est pourquoi depuis j'ai peur...

A cette époque je découvrais une demoiselle dans les champs, elle se prénomme Shérazade, très jolie prénom. Sauf que la beauté ne s'arrêtait pas à ce prénom : brune, les yeux noisette bridés, le regard envoutant, un corps merveilleux, un sourire qui ferait taire un bébé qui pleure, une voix angélique, une taille mannequin...la femme rêvée, certainement.

Le premier jour où j'arrive dans les champs avec mon pote Momo, direct cet enfoiré a le regard dessus « sahbi t'as vu comment elle est bonne ??? c'est une bombe atomique !! ».

Je ne lui avais pas répondu, comme ensorcelé, je bloquai son regard et ce visage à croquer. Coup de foudre ?? qui sait ?

Comme on n'était pas beaucoup de rebeux dans notre équipe, on s'est vite tous rapprochés, et notamment pendant les pauses. Et là je découvre une Shérazade généreuse, qui partage, qui rigole, et j'en reste bouche bée : pourquoi a-t-elle que des qualités ??

C'est pourquoi, je me suis, et j'allais dire presque tout naturellement, rapproché d'elle. Tous les matins on commence par se faire la bise, dans les champs on se met cote à cote, on parle et on parle et on parle jusqu'à devoir parler d'amour « moi je suis fiancée Saber » m'avait-elle dit, presque avec les larmes aux yeux.

C'est un mur que j'ai pris de pleine face, comme si j'étais au coma, paralysé, je n'arrivais pas à lui répondre « désolé j'aurai dû te le dire avant peut-être Saber » enchaine-t-elle, voyant que j'étais perdu comme un orphelin abandonné.

Et oui j'aurai aimé le savoir plutôt Shérazade, j'apprends cela bien 2 semaines après le 1er jour où nous avions fait connaissance, parce que durant ces deux semaines, non seulement nous travaillions ensemble, mais aussi nous nous retrouvions avec ses copines dans un parc pour passer nos après-midi. Inutile de vous dire que pour moi dans ma tête, c'était « ma copine » si si, elle était faite pour moi et moi pour elle, ben parce que le courant passait trop bien, on tapait trop de délires ensemble c'était dingue !

Et sachez que malgré ça, nous nous sommes encore plus rapprochés, comme pour braver les interdits, les dépasser, ou juste parce que nos présences étaient devenues indissociables...qui sait ?

Ce qui est sûr, c'est tous les deux, ensembles, nos présences, étaient bien l'une avec l'autre, et rien ne pouvait casser ce bien-être, ces sentiments...


Pour vous raconter une de nos après-midi (nous étions partis courir plusieurs fois ensemble dans un parcours de santé, on avait fait quelques goutés aussi c'était très sympa ^^), c'était à la plage, un dimanche : génial on travaillait pas ! il faisait un temps magnifique, soleil radieux et température à l'eau de 20° au moins : le paradis.

Momo mon pote avait compris que Shérazade était pour moi, mais malin comme il était, il a réussi à ce taper sa copine, elle s'appelait Amel, très charmante ...

Nous étions donc 4 à la plage, Momo avait pris sa voiture, Amel était devant, et Shérazade et moi derrière, on était collés et la musique de raï à fond on chantait et on faisait les cons, comme des gamins...

Chacun sa serviette on descend de la voiture direction le sable fin chaud : Shérazade était habillée d'un petit haut blanc et d'une jupe blanche...moi j'étais en short, t-shirt. Bien sûr plage obligé, je me mets torse nu et Shérazade qui lance « oh oh le joli corps » et je commence à rougir donc je réponds vite « merci ! »

On pose nos serviettes : Momo et Amel sur ma droite, Shérazade sur ma gauche étend la sienne enlève ses sandales et se met en maillot de bain 2 pièces.

Émerveillé je découvre son corps et je lance sans me contrôler « et beh très joli sculpture je dirais ! » et elle s'explose de rire en disant « merci ». Oh oh, je l'avais fait rire en la draguant sans faire exprès, c'était cool : )

On commence à faire bronzette quand j'aperçois pas loin le clan de mecs affamés de mon village qui matte Shérazade...puis ils se rapprochent tous pour dire bonjour à Momo et moi comme par hazard...et Shérazade a été forte en les voyant « Saber, tu me gardes mes bijoux stp, je vais me baigner un peu je reviens, après on y va tous les 2 , ok ? »

Les pauvres ont pris un coup de massue sur la tête en écoutant ça...et je réponds « bien sûr vas y je te rejoins t'aleur »

Ensuite je laisse les bijoux à Momo « putain Saber tu es casse couille et moi je vais pas me baigner ? » je réponds « ça va, ça c'est pour le coup des boissons gratuites en boite qu'tu m'as niqué ! » il rigole et reste les bras dans les bras avec Amel.

Je rejoins Shérazade au large, et elle me jette de l'eau dessus direct : une belle bataille s'annonce !

On se prend les vagues de pleine face, on fait la course, on se pousse, je la fais tomber et me pousse et je tombe : de vrais fous gamins ! amis ou amoureux je n'en savais rien et je ne le sais toujours pas aujourd'hui, je n'avais jamais rien vécu de tel.

Une fois épuisés, on revient sur le sable, là il faut bronzer. Shérazade sort son monoï « tu veux que je te passe la crème Saber ? on verra mieux tes pecs comme ça ! » comment pouvais-je refuser ???

Face à moi puis sur le côté, elle me masse le corps et je ferme les yeux, comme c'était bon, j'avais envi de l'embrasser, surtout quand elle est passée sur les abdos, j'en ai encore des frissons.

Puis je me retourne, elle m'en passe sur les jambes, les cuisses et le dos, et pour finir me met une claque sympathique sur les fesses « Aïeuuhh !!! mais ça va pas ??? » « j'avais cru que tu dormais, à mon tour maintenant » me répond-elle.

Et oui elle avait du caractère en plus !

A mon tour de faire valoir mes talents de masseur, je passe la crème sur les jambes d'abord : quelle douceur ! puis sur le ventre et elle ne ferme pas les yeux, elle me fixe du regard et je fais pareil...puis elle se retourne et là je lui passe la crème en lui faisant un massage doux et prolongé...je sens qu'elle aime, mais un peu trop, alors j'en profite et paf, une fessée « ohhh ! mais tu vas pas bien toi ? » dit-elle en colère et en se retournant ! et là sur le coup j'avoue que j'étais mal, j'avais honte, j'ai dû rougir comme une tomate et je lui répondis « je pensais que tu allais t'endormir ». Elle avait réussi à me mettre mal à l'aise, et comme pour se faire pardonner : « tu masses très bien c'est vrai mais c'est trop tôt pour dormir »

Pardon ?? trop tôt m'a-t-elle dit ? ce qui voudrait dire qu'un même massage le soir elle s'endormirait ??!!! aïe ! aïe ! Je crois que je suis en train de tomber amoureux !

On s'allonge donc au soleil puis une fois le temps rafraichit un peu, on se pose au café pour boire un verre, Momo se ramène avec Amel, on finit pas trop tard la soirée, le lendemain boulot.

Justement le lendemain, au travail en trin de conduire le tracteur cette fois, au moment où on doit changer de champs, Shérazade monte avec moi dans la cabine, personne ne parle, je suis occupé à conduire, et puis j'étais gêné je l'avoue : elle passe sa main derrière mon cou, et je la regarde l'air de vouloir l'embrasser...

Le temps passe et après un mois de travail ensemble on est de plus en plus proches, mais son fiancé l'appelle un peu trop souvent, il sent qu'elle se détache de lui, s'inquiète et lui met la pression en lui gueulant dessus. Je la voyait très triste parfois alors je lui remontait le moral comme je pouvais.

Mais elle était bien avec moi, c'était un fait, il décide alors d'organiser une virée au Maroc imprévue : Shérazade doit arrêter le travail.

J'en étais dépité, je voulais arrêter aussi, mais pourquoi faire ??? Elle me promet de m'appeler une fois arrivée, c'est chose faite, j'étais aux anges quand j'avais écouté sa voix puis on termine la conversation rapidement, son fiancé revient rapidement vers elle pour écouter...

Elle a eu juste le temps de me dire : « je t'enverrai une carte postale promis, je te fais de gros bisous Saber, je pense à toi, tu me manques trop »

C'est la dernière phrase que j'ai écouté d'elle, depuis j'ai appris que son fiancé avait trouvé cette carte postal pleine de c½urs et de mots doux qu'il a fait lire à ses parents.

Shérazade s'est faite engueulée, elle avait demandé le divorce mais ses parents lui ont promis qu'elle resterait enfermée si jamais cela se ferait.

Un an plus tard ils se sont mariés, sa s½ur me contacte pour m'inviter de la part de Shérazade, elle aurait insistée pour que je sois présent, mais je n'ai pas eu le courage d'y aller.

Ceux sont les seuls moments heureux de ma vie que j'ai partagés avec une femme pour qui j'ai eu de forts sentiments, je ne les regrette pas, c'était bon, je dormais comme un homme heureux, mais comme dit en début de récit, de peur, ou que sais-je, je n'ai jamais pu retrouver ce bonheur.

# Posté le samedi 05 janvier 2008 16:15